2 août Kit anti-sexisme : un espace dédié aux vidéos en ligne
Nouvelle section sur ce kit-antisexisme, où vous pourrez trouver des vidéos en libre accès. Vous pourrez par exemple voir une excellente conférence de Pascal Picq...
Kit anti-sexisme hyper complet et actualisé sur le droit des femmes avec un sommaire détaillé, un lexique, les dernières études sur les inégalités et des ressources culturelles (livres, BD, films, artistes, spectacle vivant...). Ce dossier reste ouvert à toute amélioration : un chapitre sur les femmes et la médecine est à venir.
Nouvelle section sur ce kit-antisexisme, où vous pourrez trouver des vidéos en libre accès. Vous pourrez par exemple voir une excellente conférence de Pascal Picq...
<doc12328|left>Rania a grandi à Oujda, une ville du Maroc, auprès d’une mère divorcée et d’une famille maternelle aimante. À 10 ans, elle fait la connaissance de son père qui l’emmène vivre avec lui en France avec sa femme et ses enfants. Mais après quelques mois, c’est la rupture. Lien vers le Podcast de l’émission « Les pieds sur terre » sur France Culture.
<doc12327|left> Inspiré du parcours de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani, un feel-good movie sociétal sans fausses notes.
À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento.
Voici le lien sur la boutique arte.
<doc12318|left>
1900. Lili, une célèbre courtisane parisienne embarrassée par sa fille « pas comme les autres », fuit à Rome. Elle y rencontre Maria Montessori, co-directrice d’un institut prenant en charge des enfants neuroatypiques. Premier long métrage de la réalisatrice, La nouvelle femme est une invitation à découvrir plus en détails le travail de Maria Montessori, docteur inventrice de la célèbre méthode pédagogique.
Lien sur la boutique arte.
« C’est juste un amoureux transi ! De quoi vous plaignez-vous ? Il vous pas tapée ! Vous avez pas la tête comme une bobine de gaz ! »
Avril 2023, commissariat de police, tentative de dépôt de plainte pour harcèlement par un conjoint en récidive
« Comment étiez vous habillée le jour de votre agression »
Une question hélas récurrente dans les commissariats.
Amnesty International rappelle dans son rapport « Rentrez chez vous, ça va passer »que la procédure légale pour déposer plainte peut se faire de différentes façons comme
Les autorités ont pour obligation de prendre le dépôt de plainte selon l’article 15-3 du Code de procédure pénale, venir avec cet article peut être un soutien pour la démarche.
Article 15-3 : Version en vigueur depuis le 25 mars 2019.
Modifié par LOI n°2019-222 du 23 mars 2019 - art. 42.Les officiers et agents de police judiciaire sont tenus de recevoir les plaintes déposées par les victimes d’infractions à la loi pénale, y compris lorsque ces plaintes sont déposées dans un service ou une unité de police judiciaire territorialement incompétents. Dans ce cas, la plainte est, s’il y a lieu, transmise au service ou à l’unité territorialement compétents.
Tout dépôt de plainte fait l’objet d’un procès-verbal et donne lieu à la délivrance immédiate d’un récépissé à la victime, qui mentionne les délais de prescription de l’action publique définis aux articles 7 à 9 ainsi que la possibilité d’interrompre le délai de prescription par le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile, en application de l’article 85. Si elle en fait la demande, une copie du procès-verbal lui est immédiatement remise. Les officiers ou agents de police judiciaire peuvent s’identifier dans ce procès-verbal par leur numéro d’immatriculation administrative.
La présentation de documents et de preuves n’est pas obligatoire.
La victime a droit à un.e interprète. Le Code d’entrée et de séjour des étrangers protège les femmes étrangères.
Ce point n’est pas anodin et particulièrement délicat. Avoir confiance en son avocate est essentiel. Plutôt que de proposer une liste de contacts que nous n’aurons pas nécessairement le temps de mettre à jour... il nous a semblé plus pertinent de donner quelques éléments de base pour être bien défendue :
Nous vous conseillons vraiment de lire cette bande dessinée :
Ces numéros d’urgence sont gratuits et peuvent être composés à partir d’un téléphone fixe ou portable, même bloqué ou sans crédit.
Le 114 peut recevoir des SMS.
Les contacts suivants ne sont pas des numéros d’urgence. Pour une urgence, voir la partie précédente.
A quoi sert ce numéro ?
La même structure officielle propose également une page d’information : https://solidaritefemmes.org/ avec un formulaire de contact.
C’est le numéro du Collectif féministe contre le viol.
GRATUIT ANONYME ET CONFIDENTIEL DU LUNDI AU VENDREDI DE 10H-19H
GRATUIT ANONYME ET CONFIDENTIEL DU LUNDI AU VENDREDI DE 10H-19H
Cette permanence téléphonique a été créée pour permettre aux personnes qui ont subi des violences sexuelles dans l’enfance de pouvoir témoigner dans le cadre des missions de la Commission Indépendante sur l’Inceste et les violences sexuelles dans l’enfance (CIIVISE).
Elle est maintenant un espace d’aide et de soutien.
Elle propose aux victimes une écoute, un soutien, une solidarité ainsi que des informations nécessaires aux différentes démarches qu’elles peuvent entreprendre, tout en respectant leur anonymat si elles le désirent.
Appel anonyme non surtaxé
En dehors de ces horaires, vous pouvez laisser un message vocal avec vos coordonnées et nous vous rappellerons lors de la prochaine permanence.
Les femmes déficientes auditives peuvent nous contacter par courriel ecoute@fdfa.fr
Le fil santé jeunes est une équipe habitués à répondre aux questions santé des jeunes, physique ou psychologique, composée de professionnels de l’écoute (psychologues, éducateurs, conseillers conjugaux et familiaux, médecins, travailleurs sociaux…).
Le tchat de l’association « En avant toute(s) » commentonsaime.fr est gratuit et anonyme, il s’adresse aux femmes victimes de violences sexistes et sexuelles. ( 7j /7, 10h-21h )
SOS mariage forcé : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h à 13h et de 14h à 17h, au 01 30 31 05 05.
Mail : contact@sos-mariageforce.org
AVFT (violences faites aux femmes au travail)
L’accueil téléphonique le lundi de 14h à 17h, mardi et vendredi de 9h30 à 12h30, au 01 45 84 24 24.
www.avft.org
Ouvert du lundi au samedi, de 9h à 20h, au 0 800 08 11 11 (numéro anonyme et gratuit) et www.planning-familial.org/fr/pres-de-chez-vous
Excision : contacter le GAMS (https://federationgams.org/contacts/ , 01 43 48 10 87, contact@federationgams.org) ou Excision, parlons en ! (https://excisionparlonsen.org et http://alerte-excision.org (site conçu pour les adolescent‧e‧s))
Le portail « Arrêtons les violences » est très complet : vous y trouverez l’essentiel des informations présentes dans cette boîte à outils.
Les CDIFF - Les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) exercent une mission d’intérêt général, confiée par l’État pour favoriser l’accès aux droits des femmes et leur insertion socio-économique.
L’AVFT agit pour lutter contre toutes les formes de violences contre les femmes, tout en étant spécialisée dans la dénonciation des discriminations sexistes et des violences sexistes et sexuelles au travail.
www.avft.org
Le Collectif Féministe Contre le Viol vise à aider et soutenir toutes les personnes victimes de violences et d’agressions sexuelles, sous toutes ses formes (viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel).
Il gère une permanence téléphonique à destination des victimes de viols et d’agressions sexuelles :
Le 0 800 05 95 95 « VIOLS–FEMMES–INFORMATIONS ». Numéro vert, gratuit depuis un poste fixe en France et dans les DOM et TOM, ce numéro est accessible du lundi au vendredi, de 10 h à 19h (heures Paris).
www.cfcv.asso.fr
Le CLASCHES est une association féministe d’étudiants mobilisés contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur. Son action concerne spécifiquement les étudiants et doctorants, particulièrement exposés au sein de l’institution, et pour lesquels les recours sont les plus difficiles et inégalitaires. Il communique sur le harcèlement sexuel, apporte une première information aux victimes et les oriente vers les structures adaptées pour les accompagner.
www.clasches.fr
En Avant toutes est une association agissant principalement auprès des jeunes pour sensibiliser et changer les comportements sexistes. Elle gère un tchat ouvert selon les horaires suivants : les lundi et mardi de 15h-17h, le mercredi de 14h-18h, les jeudi et vendredi de 15h-21h.
www.enavanttoutes.fr
A la tête d’un réseau de plus de 190 associations locales réparties en métropole et dans les DOM-TOM, Femmes solidaires est un mouvement féministe d’éducation populaire qui défend les valeurs fondamentales de laïcité, de mixité, d’égalité pour les droits des femmes. Elle informe, sensibilise sur les droits des femmes afin de contribuer à l’évolution des mentalités vers une société libérée des rapports de domination et travaille sur toutes les formes de violences.
www.femmes-solidaires.org
La FNACAV, qui regroupe 36 structures sur le territoire, a notamment pour objet de promouvoir le développement et la création de centres spécialisés dans la prise en charge des auteurs de violences conjugales et familiales.
Elle gère le 08 019 019 11, numéro d’écoute à destination des auteurs de ces violences, accessible du lundi au dimanche de 9H00 à 19H00.
www.fnacav.fr
La FN CIDFF vise à l’autonomie des femmes et des familles et à agir en matière d’accès aux droits pour les femmes, de lutte contre les discriminations sexistes et de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle assure la coordination de 105 CIDFF et de 13 fédérations régionales présents sur le territoire.
www.infofemmes.com
Fédérant 67 associations sur le territoire, la FNSF vise à agir avec les femmes pour leurs droits à la liberté, l’égalité et l’intégrité. Elle mène une action pour les accompagner vers la sortie des violences et l’autonomie et à faire reconnaître les violences faites aux femmes comme une des manifestations des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes. Elle gère depuis sa création le 3919 – Violences Femmes Info, plateforme d’écoute, d’information et d’orientation des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, de leur entourage des professionnels. Gratuit et anonyme.
www.solidaritefemmes.org
FDFA agit pour lutter contre la double discrimination qu’entraîne le fait d’être femme et handicapée.
www.fdfa.fr
La Fédération nationale GAMS est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes, aux adolescentes et aux fillettes et vise à la promotion de la santé maternelle et infantile en direction des populations immigrées et issues des immigrations. Elle agit plus particulièrement contre les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces, les autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des filles.
www.federationgams.org
#NousToutes est un collectif féministe ouvert à toutes et tous, constitué d’activistes bénévoles dont l’objectif est d’en finir avec les violences sexistes et sexuelles dont sont massivement victimes les femmes et les enfants en France.
www.noustoutes.org/
Voix de Femmes a pour but de lutter contre le mariage forcé, le crime dit d’honneur et toute autre violence en lien avec le contrôle du choix amoureux et de la sexualité.
www.association-voixdefemmes.fr
Cet nouvelle partie est en cours de rédaction... elle destinée à être complétée.
Vous souffrez peut-être d’endométriose ? Contactez l’Association française de lutte contre l’endométriose, qui vous aidera à faire le bon parcours médical pour le diagnostic.
L’endométriose, touche 1 femme sur 10 ou 1 personne menstruée sur 10. Maladie longtemps ignorée, parfois très difficile à vivre au quotidien, l’endométriose se définit comme la présence en dehors de la cavité utérine de tissu semblable à la muqueuse utérine* qui subira, lors de chacun des cycles menstruels ultérieurs, l’influence des modifications hormonales.
L’endométriose est ainsi responsable de douleurs pelviennes parfois particulièrement invalidantes mais aussi de beaucoup d’autres symptômes en fonction de la localisation des lésions. Dans certains cas, l’endométriose est aussi responsable d’infertilité. Les symptômes ont un impact considérable sur la qualité de vie des personnes atteintes avec un retentissement important sur leur vie personnelle et conjugale mais également professionnelle et sociale.
Le MFPF, tête d’un réseau composé de 76 associations départementales et de 13 fédérations régionales, milite pour le droit à l’éducation à la sexualité, à la contraception, à l’avortement, à l’égalité entre les femmes et les hommes et combat toutes formes de violences et de discrimination.
Il dispose d’un numéro vert national le 0800 08 11 11 « Sexualités, Contraception, IVG », qui assure une écoute, une information et une orientation sur ce champ. Anonyme et gratuit, ce numéro est accessible du lundi au samedi de 9h à 20h en métropole et du lundi au vendredi de 9h à 17h aux Antilles.
www.planning-familial.org
Une agression sexuelle désigne tout acte de nature sexuelle non consenti, qui implique de toucher les parties intimes du corps humain sans l’acquiescement explicite de la victime.
Cela consiste à dominer la victime par une supériorité physique. Ses variantes incluent l’utilisation de la violence et de l’intimidation.
Certaines victimes peuvent avoir subi une manipulation mentale qui les a soumises à une agression sexuelle. Ces méthodes présentent l’avantage pour les agresseurs de réduire le risque de plainte judiciaire des victimes. Ces manipulations provoquent et laissent un sentiment de culpabilité chez certaines victimes, bien qu’elles n’aient rien à se reprocher.
On parle de « bropropriating » quand un homme s’approprie l’idée ou les idées d’une femme. Cette attitude n’est pas toujours consciente mais reste très fréquente, surtout au travail. Cette contraction entre « bro » (l’équivalent de « mec » en anglais) et « appropriating » (« appropriation ») est née sous la plume de Jessica Bennett.
Théorisé au début des années 1980 par l’historienne Margaret W. Rossiter, « l’effet Matilda » désigne la minimisation ou le déni de la contribution des femmes scientifiques à la recherche. Son nom est un hommage à la militante Matilda Joslyn Gage, qui avait identifié, dès la fin du XIXe siècle, l’habitude de certains hommes d’accaparer le produit de réflexions menées par des femmes.
Communément, le consentement sexuel est compris comme l’accord à participer à une activité sexuelle, c’est-à-dire à l’accepter après une décision éclairée qui ne doit pas être prise sous l’effet de la contrainte ou de la menace.
Dans les pays occidentaux, la notion de consentement est reconnue juridiquement à partir des années 1980. Avant cette date, l’histoire démontre que les femmes pouvaient être considérées comme des biens du fait qu’elles n’avaient pas la personnalité juridique. Le plus souvent, elles étaient rattachées à leur pères ou leur mari. Dès lors, la question de leur consentement sexuel était relative.
En l’absence de consentement, l’activité sexuelle peut être considérée légalement comme un viol. Toutefois, les enjeux ne sont pas uniquement juridiques. Ils relèvent des domaines philosophiques, psychologiques, ou encore sociologiques. Il s’agit pour autant d’un sujet peu étudié malgré son importance, notamment dans la recherche sur les violences sexuelles.
Les droits des femmes sont des droits revendiqués pour les femmes dans de nombreuses sociétés à travers le monde, qui constituent la base du mouvement pour les droits des femmes du XIXe siècle ainsi que le combat des mouvements féministes depuis le XXe siècle. Dans certains pays, ces droits sont institutionnalisés ou soutenus par la loi, la coutume locale et le comportement, tandis que dans d’autres pays, ils peuvent être ignorés, réprimés ou supprimés. Ils diffèrent des notions plus larges de droits humains en déclarant qu’il existe des inégalités historiques inhérentes s’opposant à l’exercice des droits des femmes et des filles, en faveur des hommes et des garçons. La défense de ces droits est un objectif afin de parvenir à une société plus égalitaire.
Les problématiques communément associées aux notions de droits des femmes incluent, de façon non exhaustive, les droits : d’intégrité corporelle et d’autonomie, de ne pas subir de violence sexuelle, de voter, d’être élue, d’entrer dans un contrat légal, d’être considérée comme l’égale du mari et du père au sein de la famille, de travailler, d’avoir accès à des salaires justes et à l’égalité salariale, de maîtriser sa reproduction (contraception et avortement), de propriété, d’accéder à l’éducation.
Depuis 1945, les droits des femmes font l’objet de conventions internationales visant à les garantir, mais les femmes continuent de ne pas jouir de l’égalité des droits avec les hommes.
Dans le langage courant, emprise désigne un rapport de domination intellectuelle, morale, ou physique (tel le fait de serrer très fort un objet ou un être vivant pour le câliner ou l’immobiliser voire l’étouffer ou l’écraser). Des auteurs lui préfèrent le concept de contrôle coercitif pour décrire les ressorts de la violence dans le couple.
Le contrôle coercitif est une forme d’abus psychologique et émotionnel où une personne exerce un contrôle[1],[2],[3] prolongé et oppressif sur une autre, souvent dans un contexte de violence familiale[4]. Elle repose sur des tactiques de domination[5] invisibles mais destructrices, comme :
Ce type de violence est reconnu par la loi dans plusieurs pays comme le Royaume-Uni et la France et peut être puni même en l’absence de violences physiques.
Le féminicide n’est pas l’homicide au féminin. Le féminicide (ou fémicide, gynécide ou gynocide) désigne le meurtre d’une ou plusieurs femmes ou filles pour la raison qu’elles sont des femmes.
Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, sociales et culturelles ayant pour objectif de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes en militant pour les droits des femmes, et ce, sur le principe fondamental que les hommes et les femmes sont égaux et doivent être considérés comme tels dans la société.
La fenêtre d’Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, est une métaphore qui désigne l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme plus ou moins acceptables par l’opinion publique d’une société donnée.
Sexisme et fenêtre d’Overton : autrement dit, nous partageons toutes et tous une responsabilité sur qui entre, ou pas, dans la fenêtre d’Overton... à commencer par la manière dont on va réagir à l’intérieur d’un groupe par rapport à des situations de sexisme ordinaire : sexisme bienveillant, « humour » sexiste etc... A nous de rendre, ou pas, ce qui est actuellement considéré comme tolérable, comme intolérable. Sachant que chaque niveau que nous laissons entrer dans la fenêtre d’Overton, prépare l’acceptation du niveau suivant.
Le harcèlement sexuel est un enchaînement d’agissements hostiles et à connotation sexuelle, dont la répétition et l’intensité affaiblissent psychologiquement la victime. Il peut viser à intimider la victime, à la dominer, ou à obtenir un acte sexuel.
Selon Charles-Siegfried Peretti chef de service à l’hôpital Saint-Antoine, peu de harceleurs sexuels peuvent être considérés comme « malades » au sens clinique du terme. Il explique notamment que « la pathologie mentale est très peu représentée dans ces situations ». De même, pour le psychiatre Mathieu Lacambre quelques cas de harcèlements sexuels ressortissent à la pathologie.
À ce titre, un tiers seulement des cas le harcèlement peut être considéré comme pathologique et être associé le plus souvent à la perversion ou à l’addiction. On peut ainsi distinguer deux types de « malades » : les « pervers » et les « addicts » selon le professeur Peretti.
Pourtant, les médias ont tendance à présenter les agresseurs comme des figures d’exceptions. Ce traitement médiatique conduit au stéréotype représentant la femme comme une proie fragile et vulnérable et l’homme comme un fou, un prédateur, un dérangé… L’association Faire face relève que ce type de traitement conduit à « l’invisibilisation du caractère systémique de la violence de genre », c’est-à-dire que l’agresseur ferait figure d’exception et ne serait pas monsieur tout le monde ; cela conduit aussi à l’idée d’un profil type de l’agresseur comme un autre non identifiable : si les violences sont le fait d’inconnus, elles seraient invisibles, etc. Or, les femmes ayant vécu des violences sexuelles connaissent leurs agresseurs dans 86% des cas.
Le terme hystérie désigne, d’après la définition du Vocabulaire de la psychanalyse (1967), une « classe de névroses, aux tableaux cliniques très variés », dans laquelle le conflit psychique peut s’exprimer par des symptômes physiques d’ordre fonctionnel ou psychologiques comme des crises émotionnelles, éventuellement des phobies. Cette définition de l’hystérie a eu cours en médecine, neurologie et psychiatrie jusqu’à la fin du XXe siècle. Dans une approche renouvelée par Jean-Martin Charcot à la fin du XIXe siècle, l’hystérie est à la base des découvertes de Sigmund Freud en psychanalyse.
L’hystérie fut longtemps associée aux femmes, au diable dans une perspective religieuse (Moyen Âge), avant d’évoluer vers une approche plus savante et désexualisée (XVIIe – XVIIIe siècles), où elle apparaît aussi bien féminine que masculine.
L’intersectionnalité (de l’anglais intersectionality) ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société. Ainsi, dans l’exemple d’une personne appartenant à une minorité ethnique et issue d’un milieu pauvre, celle-ci pourra être à la fois victime de racisme et de mépris de classe.
La justice réparatrice (parfois appelée justice restaurative ou justice restauratrice) est un modèle éclectique de justice qui vise la reconnaissance par un contrevenant des torts et des dommages qu’il a causés et qui permet aux personnes lésées, comme au contrevenant ou toute personne concernée par la commission d’un acte répréhensible, d’exprimer les causes, les circonstances et les répercussions de cet acte, ainsi que d’aborder leurs besoins à cet effet.
Le « manslamming » désigne l’attitude des hommes qui bousculent les femmes sur la voie publique (métro, trottoir), volontairement ou non. Le terme a été inventé en 2015 par l’activiste new-yorkaise Beth Breslaw, après une expérience grandeur nature : en tentant de bousculer des passants dans une foule, elle a constaté que la plupart des hommes n’essayaient pas de l’éviter, contrairement aux femmes.
Le mansplaining (de l’anglais « man », « homme », et « explaining », « explication ») est une situation dans laquelle un homme explique à une femme quelque chose qu’elle sait déjà, voire dont elle est experte, souvent sur un ton paternaliste ou condescendant.
Le manspreading, en anglais, ou man-sitting, est un concept développé par des féministes américaines accusant certains hommes d’adopter une posture dans les transports en commun, consistant à s’asseoir en écartant les cuisses et en occupant alors plus que la largeur d’un siège. Plus généralement, c’est le fait de s’étaler et de prendre toute la place.
Le manterrupting (fusion des mots anglais man et interrupting, traduit en français par hommeterruption ou mecterruption est un néologisme féministe américain qui désigne le comportement consistant, pour un homme, à couper la parole à une femme lors de discussions ou de débats en raison du genre de son interlocutrice. Pour les tenants de ce concept, un tel comportement relève du sexisme et de la domination masculine.
Le masculinisme est le plus souvent défini comme un mouvement réactionnaire, misogyne, androcentré, conservateur et antiféministe. Ses partisans considèrent que le terme est dépréciatif et préfèrent parler d’hominisme.
Les mouvements masculinistes s’expriment par des canaux très divers : par la voix de personnalités, d’associations, de groupes de paroles, et en ligne dans les nombreux forums de la « manosphère ». Leurs moyens peuvent aller du lobbying à l’action violente.
La rhétorique masculiniste classique consiste entre autres à présenter le masculinisme comme le pendant du féminisme ; à nier l’existence du patriarcat ; à déplorer la « crise de la masculinité » dont les femmes et les féministes seraient responsables ; à essentialiser la différence homme femme et valoriser une masculinité traditionnelle ; à revendiquer des dispositions favorables aux hommes, notamment dans les situations de divorce ; à prétendre que la violence conjugale s’exerce sur les hommes autant que sur les femmes ; à demander un système de codécision en matière d’avortement, etc.
Le matrimoine culturel est l’héritage culturel légué par les générations de femmes précédentes. Bien que le terme matrimoine existe depuis le Moyen Âge pour décrire les biens hérités de la mère, il fut supplanté par la notion de patrimoine et son usage resta longtemps limité[1]. À partir des années 2000, la notion réapparaît dans un sens nouveau sous la plume d’auteurs souhaitant insister sur le rôle des femmes dans le développement culturel.
La non-mixité est une pratique consistant à organiser des rassemblements réservés aux personnes appartenant à un ou plusieurs groupes sociaux considérés comme opprimés ou discriminés, en excluant la participation de personnes appartenant à d’autres groupes considérés comme potentiellement discriminants (ou oppressifs), afin de ne pas reproduire les schémas de domination sociale.
Cette pratique est utilisée par certains groupes de divers courants militants, notamment du féminisme, de l’antiracisme, du mouvement LGBT ou de personnes en situation de handicap. Mais également dans divers courants scolaires religieux.
Cette stratégie fait régulièrement polémique, y compris au sein même de ces mouvements, car elle oppose deux visions de la lutte contre les discriminations ou inégalités. Les détracteurs considèrent que la non-mixité — excluant certaines catégorie de personnes des espaces « réservés » — recrée une inégalité entre individus, au lieu de la supprimer, et présente un caractère discriminatoire. Les partisans de la pratique soutiennent que de tels moments ponctuels en non-mixité sont une nécessité, l’absence de remises en cause par des personnes ne partageant pas leur expérience permettant de libérer la parole et de favoriser l’auto-émancipation.
Le patriarcat est un concept utilisé en anthropologie et en sociologie pour désigner « une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes, à l’exclusion explicite des femmes. » Le patriarche y occupe une position mythique de « père fondateur » supposée lui octroyer une autorité et des droits sur les personnes dépendant de lui (femme[s], enfants, famille élargie, subordonnés).
À partir des années 1970, le concept de patriarcat, revisité dans ses fondements théoriques, est notamment utilisé par la deuxième vague féministe pour désigner un système social d’oppression des femmes par les hommes, « système où le masculin incarne à la fois le supérieur et l’universel ».
Le plafond de verre (de l’anglais glass ceiling) désigne le fait que, dans une structure hiérarchique, les niveaux supérieurs ne sont pas accessibles à certaines catégories de personnes essentiellement en raison de mépris de classe, de discrimination raciale ou de sexisme. Il peut, de manière intersectionnelle, être le résultat de plusieurs de ces discriminations subies simultanément.
Le regard masculin, ou vision masculine, plus connu sous l’appellation en anglais male gaze, est un concept postulant que la culture visuelle dominante (photographie, cinéma, publicité, jeu vidéo, bande dessinée, etc.) impose une perspective d’homme cisgenre hétérosexuel.
Le sexisme est une attitude discriminatoire fondée sur le sexe, ou, par extension, sur le genre d’une personne. Le sexisme est lié aux préjugés et au concept de stéréotype et de rôle de genre, pouvant comprendre la croyance qu’un sexe ou qu’un genre serait intrinsèquement supérieur à l’autre. Dans sa forme extrême, il peut encourager le harcèlement sexuel, le viol ou toute autre forme de violence sexuelle. Le sexisme évoque également la discrimination menant à des inégalités de genre. Les cibles du sexisme étant principalement les femmes, cette notion renvoie ainsi plus souvent à la misogynie, à l’antiféminisme et à la discrimination envers les femmes.
Sous couvert d’humour, les blagues sexistes nourrissent en fait la violence sexiste en y préparant les esprits. Loin d’être anodines, elles sont la première marche de l’escalier du sexisme. Par conséquent, ne pas faire semblant de rire et dire que vous ne trouvez pas ça drôle est un acte important pour endiguer le sexisme à la source.
Voir aussi : la fenêtre d’Overton
Le sexisme est compris comme un préjugé, une discrimination ou une ségrégation fondée sur le sexe ou le genre. Le terme est souvent cité en relation avec d’autres tels que la violence domestique, les crimes de haine, le harcèlement sexuel ou l’inégalité. On peut distinguer différents types de sexisme, tant par sa nature même que par le contexte dans lequel il se manifeste.
Il fait référence à des croyances, des attitudes et des comportements ouvertement hostiles envers un groupe de personnes en relation avec leur genre ou leur sexe.
Contrairement au cas précédent, où les préjugés tournaient autour de critères négatifs, le sexisme bienveillant englobe des préjugés positifs, des attitudes et des comportements par rapport à un sexe ou un genre.
La plupart du temps, il bénéficie d’une certaine approbation sociale... et fait partie du sexisme ordinaire. Quelques exemples :
Bien qu’il s’agisse de l’un des types de sexisme les plus valorisés socialement, il contribue négativement à l’inégalité entre les sexes. Les attitudes de sexisme bienveillant sont souvent associées à une galanterie excessive. De telle sorte qu’il passe inaperçu par rapport aux autres types de sexisme.
Voir aussi : la fenêtre d’Overton
Il s’agit d’une combinaison d’attitudes et de préjugés de sexisme bienveillant et de sexisme hostile. Ce type de sexisme est associé à l’idéologie conservatrice.
C’est la classification la plus utilisée des types de sexisme. Bien que nous puissions également aborder le problème en fonction du contexte dans lequel il se manifeste. En outre, pour comprendre cela, vous devez garder à l’esprit les idées de ces trois premiers types.
Le sexisme institutionnel se décrit comme des préjugés et des attitudes qui sont soutenus, et dans de nombreux cas promus, par des organisations ou des institutions. Ces derniers peuvent être à la fois publiques et privés. Et contribuent généralement à la normalisation ou à l’acceptation sociale du sexisme (hostile, bienveillant ou ambivalent) dans la société. Voici quelques exemples de situations dans lesquelles il peut se manifester :
Le sexisme institutionnel peut être légalement entériné dans le pays. Ce qui oblige tous les sujets d’un État à l’assimiler. Le sexisme institutionnel comprend également ces attitudes ou comportements sexistes qui se développent au sein d’institutions ou d’organisations, sans que celles-ci soient en aucune façon pénalisées.
Le sexisme interpersonnel fait référence au sexisme qu’un sujet manifeste dans son interaction avec les autres. Cette interaction peut être avec le partenaire, la famille, les amis, avec des collègues et même avec des inconnus. Il peut se situer à un niveau intime (au sein de la maison) ou à un niveau social (un centre commercial, une place).
Il n’y a pas toujours de lien direct dans le degré de sexisme qu’un sujet manifeste. Par exemple, cela a tendance à devenir plus aigu lorsqu’il y a une plus grande confiance et que cela se fait à un niveau intime. Il se manifeste par des commentaires et des actions qui peuvent être hostiles, bienveillantes ou ambivalentes.
Il fait référence aux préjugés qu’une personne a sur elle-même. Ces croyances sont conditionnées par une série d’éléments, allant de l’éducation, le milieu familial, le pays d’origine, les relations de la personne avec les autres, les traumatismes passés et autres. Le sexisme intériorisé conduit à justifier des actes sexistes qui viennent d’autrui, voire à les endosser.
Ce type de sexisme s’accompagne souvent d’une faible estime de soi, de problèmes de socialisation, de recherche d’emploi, de choix de carrière, de confiance en soi, etc. Il est plus courant qu’on ne le pense. Au point que la quasi-totalité de la population a une sorte de préjugé ou d’attitude intériorisée par rapport à son sexe ou son genre.
Enfin, bien que nous n’ayons donné que quelques coups de pinceau sur les types de sexisme, nous espérons que les idées présentées constituent une référence pour pouvoir les identifier. Le sexisme ne se manifeste pas toujours de manière explicite et son intensité ou son degré varie souvent.
La sororité est un concept féministe, qui désigne la solidarité entre les femmes, similaire à celui de la fraternité. Ces concepts se caractérisent en effet par des aspects similaires tels que la solidarité entre personnes d’un même groupe, mais sont différents dans leurs objectifs et leurs perspectives d’usage.
La victimation définit le fait de subir une atteinte, matérielle, corporelle ou psychique (ainsi que d’en être conscient). Les enquêtes de victimation prennent place dans le cadre plus large des études de victimologie. A NE PAS CONFONDRE avec la victimisation (qui consiste à se poser comme victime d’un acte dans le but de susciter un sentiment de pitié ou de culpabilité).
Le victim blaming ou le fait de blâmer la victime, est une attitude qui consiste à tenir les victimes d’une agression ou d’une injustice pour responsables de ce qu’elles ont subi. La culpabilisation de la victime permet d’éviter de condamner l’agresseur, qui se voit accorder des circonstances atténuantes. Le concept a été forgé par la psychologie sociale. On parle aussi de double victimisation, pour rendre compte du fait qu’une personne est victime une première fois d’une violence, et une deuxième fois d’un discours qui la rend coupable d’avoir été agressée - par analogie avec la double peine.
Le viol est un acte de violence sexuelle qui implique une pénétration sans le consentement de la victime. Il peut être exercé par la force, la surprise, la menace, la soumission chimique, la ruse et par la contrainte (physique ou psychologique). Au XXIe siècle, le viol constitue un crime dans la plupart des législations ; l’imposture ou le dol constituent en général, ainsi que la violence, un élément d’appréciation du viol.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Viol_commis_par_une_connaissance#/media/Fichier:Rape_perpetrator_pie_chart.PNG
Le viol commis par une connaissance[a] est le viol perpétré par une personne qui a déjà rencontré la victime. Il peut s’agir d’une personne à qui la victime donne rendez-vous, d’une personne de sa classe, d’un collègue, d’un membre de la famille, d’un conjoint, d’un conseiller, d’un thérapeute, d’un membre du clergé ou d’un médecin. Le viol commis par une personne dans l’entourage de la victime englobe la sous-catégorie du date rape, où l’auteur des faits est une personne avec qui la victime entretient une relation amoureuse ou sexuelle. Il arrive aussi que le violeur fréquente le même campus universitaire que sa victime.
La majorité des viols sont commis par une personne que la victime connaît déjà. Toutefois, ces agressions sexuelles tendent à être moins souvent signalées que les viols commis par un inconnu. Les statistiques de criminalité sous-estiment fréquemment la prévalence de ces violences dans les enquêtes nationales. Néanmoins, que l’auteur du viol soit connu ou inconnu de sa victime, il s’expose aux poursuites judiciaires.
La violence conjugale est la violence exercée par un des conjoints sur l’autre, au sein d’un couple, s’inscrivant dans un rapport de domination et se distinguant des disputes conjugales entre individus égaux[1],[2]. Elle s’exprime par des agressions verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, des menaces, des pressions, des privations ou des contraintes pouvant causer chez la victime des dommages psychologiques, physiques, un isolement social voire aller jusqu’à la mort. Les violences conjugales peuvent inclure un ensemble de ces comportements, on parle alors de contrôle coercitif[3].
La violence conjugale comme rapport de domination est un processus systémique et évolutif qui se distingue de la « violence situationnelle » qui peut arriver ponctuellement au sein d’un couple, sans qu’il n’y ait pour autant de domination, c’est-à-dire de hiérarchie, entre les membres du couple.
En droit français, les violences sexuelles faites au travail désignent tout comportement non consenti, à connotation sexuelle, réalisé dans un environnement professionnel, par un supérieur hiérarchique, un collègue ou un client. Il peut s’agir de plaisanteries à connotation sexuelle, d’exhibition, de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, de viols… Il peut s’agir d’actes isolés d’une particulière gravité ou d’actes répétitifs à connotation sexuelle qui caractérisent une situation de harcèlement sexuel.
La responsabilité de l’employeur est engagée dans le cadre de son obligation de sécurité, même si ces faits sont commis « hors du temps et du lieu de travail ».
Le harcèlement sexuel au travail doit être différencié du harcèlement moral.
Les violences sexuelles faites aux femmes au travail désignent des violences à caractère sexuel dans un contexte professionnel, par exemple, des harcèlements et agissements à connotation sexuelle non sollicité ou encore à demander un acte sexuel forcé sous peine de sanction.
Circonstance aggravante, ces violences sont souvent commises par abus d’autorité dans le cadre hiérarchique de l’organisation du travail. Plus la femme est au bas de l’échelle et moins elle a de possibilités de faire valoir ses droits : en France, dans 95 % des cas cela se termine par un licenciement
Dans le monde du travail (privé ou public), les auteurs de ces violences peuvent être l’employeur, le chef hiérarchique, un collègue ou un client.
Remarque : les titre suivis d’une « * » sont disponibles à la médiathèque d’Avallon. Certains ont un lien direct vers le catalogue.
Ce sont des femmes que tout le monde regarde mais que personne ne veut voir et encore moins entendre. Elles sont parties civiles dans deux procès majeurs qui doivent se tenir en France, ceux des affaires « French Bukkake » et « Jacquie et Michel ». Pour la première fois, les organisateurs, producteurs et acteurs de la violence pornographique seront jugés pour un système d’exploitation et de domination des femmes, de violences sexistes, racistes et classistes : traite d’êtres humains en bande organisée, proxénétisme, viols en réunion, violence, chantage, menaces.
Des dizaines de femmes ont porté plainte. Quinze autrices sont allées à leur rencontre pour raconter leurs histoires. Chacune à leur façon, elles disent à la fois leur résistance farouche et la violence qui continue longtemps après les tournages.
Préfaces de Christelle Taraud et Lorraine de Foucher.
Récits de Marine Bachelot Nguyen, Béatrice Bienville, Adélaïde Bon, Nadège Cathelineau, Agathe Charnet, Pauline Delabroy-Allard, Ixchel Delaporte, Hélène Devynck, Diaty Diallo, Karima El Kharraze, dalie Farah, Carole Fives, Alice Géraud, Myriam Leroy et Agnès Vannouvong.
Les droits d’autrices et les bénéfices générés par la vente de ce livre sont reversés à la Fondation des Femmes, afin de soutenir les associations qui aident les victimes des violences pornocriminelles.
Au début du XXe siècle, Hubertine Auclerc s’approprie le terme insultant de « féministe » pour soutenir la cause des femmes.
Avec l’espoir d’un nouvel avenir, elle prend la parole et rêve à voix haute les changements qu’elle espère pour les femmes dans l’avenir. Suffragette, Auclerc s’est battue, non seulement pour que les femmes puissent voter, mais également qu’elles figurent sur le bulletin de vote. Sa lutte portait également sur la féminisation des noms de métier, sur le mariage et l’émancipation des femmes des colonies.
Tandis qu’elle prend la parole pour évoquer l’avenir, sont convoquées dans son discours les femmes du passé, du présent et de l’avenir qui ont mené ou mèneront les luttes féministes.
A l’exception des paroles d’Hubertine Auclerc, tous les textes sont d’authentiques discours prononcés dans l’espace public, qui ont eu une audience conséquente au moment où ils ont été énoncés mais qui, depuis, on subit une réelle invisibilisation.Le texte est ponctué de chants féministes qui ont marqué l’histoire des luttes.
Dans les sèves
Dans sa fièvre
Écartant ses voiles
Craquant ses carapaces
Glissant hors de ses peauxLa femme des longues patiences
se met
lentement
au mondeDans ses volcans
Dans ses vergers
Cherchant cadence et gravitations
Étreignant sa chair la plus tendre
Questionnant ses fibres les plus rabotéesLa femme des longues patiences
se donne
lentement
le jour.
Elina Brotherus est une photographe professionnelle et artiste vidéo finlandaise contemporaine. Voici deux de ses œuvres engagées pour le droit des femmes.
« Son travail, insolite et non dénué d’humour, vise à casser le tabou de la représentation du sexe féminin ». Elle est la première femme au Japon à avoir été condamnée pour « obscénité », pour un kayak réalisé à partir d’un moulage de sa vulve en 2014, en réaction à la fête du phallus de fer de kawasaki. Source : wikipedia. Pour aller plus loin sur cette artiste engagée, vous pouvez découvrir son livre L’ART DE LA VULVE
Une chanson luttant activement contre le viol, le harcèlement de rue et les violences faites aux femmes.
Note de lecture : tous les résultats sont exprimés en pourcentages (%). Les différences statistiquement significatives sont indiquées :
D’après le rapport 2024 d’Amnesty International, « les femmes ont été la cible de multiples violences, discriminations et lois régressives en 2024 tout comme les personnes de la communauté LGBTQIA+, qui ont vu leurs droits attaqués, réduits, en raison d’une prolifération de lois discriminatoires et répressives. »
Pour voir les bonnes et les mauvaises nouvelles sur les avancées et les régressions relatives au droit des femmes dans le monde en 2024, la commission droit des femmes d’Amnesty International France (AIF) a résumé cela dans un fichier disponible ici :
Cet indice mesure l’égalité d’accès à l’emploi et de bonnes conditions de travail, avec deux sous-domaines.
Le domaine de l’argent mesure les inégalités entre les sexes dans l’accès aux ressources financières et la situation économique des femmes et des hommes.
Le domaine de la connaissance mesure les inégalités entre les sexes en matière de niveau d’éducation, de participation à l’éducation et à la formation tout au long de la vie et la ségrégation entre les sexes.
Le domaine du temps mesure les inégalités entre les sexes dans l’allocation du temps consacré aux soins, aux travaux domestiques et aux activités sociales.
Le domaine du pouvoir mesure l’égalité des sexes aux postes de décision dans les sphères politique, économique et sociale.
Le domaine de la santé mesure l’égalité des sexes dans trois aspects liés à la santé :
Les violences faites aux femmes sont l’un des 6 domaines de l’Index de l’égalité femmes-hommes. Cependant, le domaine de la violence ne mesure pas les écarts entre les femmes et les hommes comme le font d’autres domaines. Il mesure et analyse plutôt les expériences de violence des femmes. Contrairement à d’autres domaines, l’objectif global n’est pas de réduire les écarts de violence entre les femmes et les hommes, mais d’éradiquer complètement la violence. Par conséquent, les scores du domaine de la violence n’ont pas d’impact sur le score final de l’indice d’égalité entre les femmes et les hommes.
IMPORTANT - Contrairement aux autres domaines, où plus le score est élevé plus cela signifie qu’un pays est sur le point d’atteindre une société égalitaire entre les sexes... dans le domaine de la violence, plus le score est élevé, plus le phénomène de la violence à l’égard des femmes est grave dans le pays. Sur une échelle de 1 à 100, 1 représente une situation où la violence est inexistante et 100 représente une situation où la violence à l’égard des femmes est extrêmement courante, très grave et non divulguée. Le pays le plus performant est donc celui qui a le score le plus bas.
L’édition 2024 de l’indicateur composite sur la violence à l’égard des femmes est calculée sur la base de l’enquête UE-VBG sur la violence à l’égard des femmes (vague de 2021). En raison de légères différences méthodologiques entre l’enquête à l’échelle de l’UE sur la violence à l’égard des femmes menée par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne en 2012 et l’enquête de l’UE sur la VBG (vague de 2021), les scores des mesures composites de 2024 ne sont pas entièrement comparables aux scores calculés en 2017. Pour certains pays, la mesure composite n’a pas pu être calculée, de plus amples informations peuvent être trouvées dans le rapport « Indice d’égalité des sexes 2024, Lutter contre la violence à l’égard des femmes, lutter contre les inégalités entre les sexes ».
En raison des limites des données, la mesure composite de la violence n’a pu être calculée que pour 12 États membres de l’UE, mais les données peuvent être trouvées au niveau de l’indicateur, lorsqu’elles sont disponibles, pour l’ensemble des 27 États membres de l’UE. Le score de l’UE-12 pour le domaine de la violence est de 31,9 points.
Dans l’UE-27, 31 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de l’un ou l’autre de leurs auteurs depuis l’âge de 15 ans.
Depuis l’âge de 15 ans, 57 % des femmes ont subi des conséquences sur leur santé à la suite de violences physiques et/ou sexuelles.
31 % des femmes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un auteur au cours des 12 derniers mois n’en ont parlé à personne.
Pour celles et ceux qui ont dû mal à situer les différents pays d’Europe, voici, une première carte aide-mémoire.
La Scam est une société d’auteurs qui représente ses membres auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes web, des producteurs et des éditeurs. Elle négocie, collecte et répartit les droits d’auteur de ses membres, défend leurs intérêts et mène une action culturelle et sociale. Voici l’étude qu’elle a réalisée en 2025.
Dans son rapport « Rentrez chez vous, ça va passer », Amnesty International, association de défense des droits humains reconnue au niveau international, réitère les obligations de la France en matière de lutte contre les discriminations de genre et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
La France, en tant que signataire de la Convention du Conseil de l’Europe (Convention d’Istanbul) s’est engagée à « abroger toutes les lois et pratiques qui discriminent les femmes ». Elle s’est engagée à protéger les femmes par la mise en place d’une stratégie robuste sur le plan national. Cette stratégie implique :
Dans le cadre de cette enquête, les autorités contactées par Amnesty International, police et gendarmerie, n’ont pas répondu à la demande d’information concernant leur formation en la matière.
Sur 217.000 femmes victimes en France en 2021 de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles, le chiffre de dépôts de plaintes s’élève à seulement 6% et seulement 0.6% ont donné lieu à une condamnation.
Ces chiffres alarmants trouvent leurs origines dans les obstacles aux dépôts de plainte. Les freins sont
La France a pourtant également signé une Convention sur l’élimination de toutes formes de discriminations (CEDEF) l’engageant à interdire et éliminer les préjugés sexistes.
Exemple avec l’article 5 de la CEDEF
Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour :
a) Modifier les schémas et modèles de comportement socio- culturel de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières, ou de tout autre type, qui sont fondés sur l’idée de l’infériorité ou de la supériorité de l’un ou l’autre sexe ou d’un rôle stéréotypé des hommes et des femmes ;
b) Faire en sorte que l’éducation familiale contribue à faire bien comprendre que la maternité est une fonction sociale et à faire reconnaître la responsabilité commune de l’homme et de la femme dans le soin d’élever leurs enfants et d’assurer leur développement, étant entendu que l’intérêt des enfants est la condition primordiale dans tous les cas.
L’intersectionnalité entraîne un cumul des discriminations qui renforce les freins pour l’accès à la justice. Les femmes sont dans l’impossibilité de signaler les violations de leurs droits par crainte
Le rapport d’Amnesty International relève que :
Les associations sont unanimes pour dire combien les victimes trouvent le dépôt de plainte extrêmement traumatisant, en particulier lorsqu’elles sont confrontées
- à des agentes leur posant des questions inappropriées,
- à un manque d’information sur leurs droits,
- ou se heurtent à des attitudes méprisantes,
- à la culpabilisation de la victime,
- et à des préjugés influencés par des stéréotypes de genre et des mythes sur le viol.
La France est pourtant également signataire d’une résolution des Nations Unies l’engageant à éviter des traumatismes supplémentaires que peuvent induire une absence ou une mauvaise prise en charge, voire même de mauvais traitements lors du signalement aux autorités.
Dans ce contexte, Amnesty souligne le rôle essentiel des associations dans l’accueil de la parole des victimes et leur accompagnement pour les dépôts de plaintes.
Une pétition d’Amnesty pour exiger l’accès à la justice pour toutes les femmes victimes de violences sexuelles est lancée jusqu’au 31/12/2025 : pour accéder à la pétition.
Ainsi, selon Mathilde François, porte parole du collectif les Dévalideuses, cite deux chiffres assez parlants, dans la Revue dessinée n°45 d’automne 2024 (pages 76 et 77) :
Merci à Tyler Feder pour le logo de l’article. Voici son site https://www.tylerfeder.com/