Comprendre les rallyes, de A à Z
Arrêté préfectoral
Demande d’autorisation
Ce type d’événement, qu’il soit chronométré et/ou rassemble plus de 50 véhicules nécessite de passer par un arrêté préfectoral ( "Organisation d’une course de véhicules à moteur sur la voie publique")
La demande d’autorisation, qu’elle soit faite en ligne ou par courrier, doit être transmise au moins 3 mois avant la date de l’événement.
À la réception de la demande, le préfet saisit pour avis les autorités locales. Celles-ci disposent du pouvoir de police de la circulation (maire ou président de conseil départemental). L’autorisation est délivrée par arrêté du préfet du département du lieu de départ.
Pour qu’une manifestation autorisée débute, l’organisateur doit produire une attestation écrite précisant que toutes les demandes mentionnées dans l’autorisation sont respectées.
Comment trouver l’arrêté préfectoral ?
L’arrêté est généralement publié entre 2 mois ou 2 semaines avant l’épreuve sur le registre des actes administratifs (RAA) de votre préfecture.
Par exemple, pour Avallon, l’arrêté préfectoral autorisant le rallye de l’avallonnais du 7 mars 2026 a été publié le 16 février 2026, à l’adresse https://www.yonne.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Recueil-des-actes-administratifs/RAA-2026.
A savoir : le moteur de recherche des préfectures ne permet pas d’effectuer une recherche dans les arrêtés, les PDF étant numérisés en image et non en texte. Il faut donc connaître approximativement la date de publication et chercher le recueil spécial ayant le nom de la commune où se déroule le rallye.
Carte des circuits
Les cartes des circuits, dévoilées juste avant l’épreuve, permettent de voir les trajets des différentes épreuves (Épreuves spéciales) ainsi que le lieu du parc automobile, du contrôle technique, etc...
Le site https://www.rally-maps.com/home permet de trouver la plupart des cartes des différents rallyes.
Code du sport
Le Code du sport en France (articles R331-18 à R331-45-1) encadre les rallyes automobiles, exigeant des autorisations administratives pour les épreuves sur voie publique, ainsi que des règles de sécurité strictes (conformité technique, extincteurs, gilets).
Textes de référence :
- Manifestations sportives motorisées : dispositions générales — Code du sport : articles R331-18 à R331-21
- Manifestations sportives motorisées : obligation déclarative — Code du sport : article R331-22 à R331-22-1
- Manifestations sportives motorisées : délivrance de l’autorisation — Code du sport : articles R331-23 à R331-28
- Manifestations sportives motorisées : dispositions communes aux événements soumis à déclaration ou à autorisation —Code du sport : articles R331-30 à R331-34
- Instruction interministérielle du 13 mars 2018 portant simplification réglementaire de l’organisation des épreuves sportives et clarification des conditions d’indemnisation des services d’ordre (PDF - 4.3 MB)
Commissaires de piste
Sur le bord de la piste ou de la route, les Commissaires assurent la sécurité des équipages engagés. Ils sont les « yeux » de la Direction de Course, qui assure le bon déroulement des compétitions. Les drapeaux qu’ils ont pour mission de brandir, le cas échéant, sont leurs principaux « outils ».
La FFSA édite chaque année un manuel à l’attention des commissaires de piste de rallye. Celui de 2026 est ici : https://backoffice.ffsa.org/documents/69c1230708a99_86-Rallye.pdf
Cette fonction permet d’accéder par la suite à la fonction de Chef de Poste route ou circuit. Le Chef de Poste dirige une équipe de Commissaires. Son action porte sur la zone de contrôle dont il a la charge sur le circuit ou l’épreuve spéciale en rallye. Il doit prévoir, ordonner et contrôler.
Source : Rôles et missions officiels FFSA
Engagé•es
Lors d’un rallye, les « engagé•es » désignent toutes les personnes enregistrées auprès de l’organisation pour rouler sur le circuit le jour de l’épreuve, aussi bien les concurrent•es que les équipes des voitures officielles.
Ces listes détaillent un certain nombre d’informations, équipe par équipe :
- le numéro de course, qui correspond à l’ordre de passage par catégorie : par exemple "000", "00" ou "0" pour les voitures ouvreuses. "D01, D02..." pour les voitures de démonstration, etc... ;
- les noms, prénoms, genre et association des personnes ;
- leur groupe (VIP, ouvreur, démo etc...)
- la classe et le modèle de voiture ;
- l’heure de convocation.
Voici, à titre d’exemple, la listes des engagé•es du rallye de l’avallonnais 2026 sur le site https://www.rallyego.com.
Ce document permet notamment de renseigner :
- l’amplitude horaire et la durée approximative de l’épreuve ;
- le nombre total de voitures, par catégorie ;
- la région d’origine des concurrent•es ;
- les modèles de voiture.
Il peut par exemple aider à établir un bilan carbone de la course.
Épreuve spéciale (ES)
Selon la définition de la FFSA (fédération française de sport automobile)
Chaque épreuve est constituée d’un enchaînement de tronçons chronométrés (communément appelées « épreuves spéciales » ou « ES »), que les véhicules empruntent un par un, et de secteurs de liaisons permettant de rallier les points de passage.
L’addition des chronos réalisés permet de couronner l’équipage (constitué d’un pilote et d’un copilote) le plus rapide. Neige, terre, asphalte, tout-terrain : de nombreuses compétitions, qui se déroulent sur diverses surfaces, cohabitent en rallye, au premier rang desquelles figurent les Championnats de France, le Championnat du Monde, la Coupe de France...
Avec plus de 250 épreuves inscrites au calendrier de la FFSA chaque saison, le rallye constitue la discipline dominante du sport automobile français.
FFSA (fédération française de sport automobile)
Sur son site officiel, la FFSA se définit elle-même ainsi :
Fondée en 1952, la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) est l’une des Associations Sportives Nationales de la Fédération Internationale de l’Automobile.
La FFSA est une fédération multidisciplinaire qui regroupe 8 univers sportifs : Rallye, Circuit, Montagne, Tout-Terrain, Karting, VHC, Drift & Slalom
Association loi 1901, la FFSA est administrée par une Assemblée générale chargée de « définir, orienter et contrôler la politique générale de la Fédération » qui élit un Comité Directeur chargé de diriger la Fédération.
Coordonnées de la Fédération Française du Sport Automobile :
FFSA
32, avenue de New York
75781 Paris Cedex 16
Tél : 01 44 30 24 00
Elle élabore notamment les différents règlements de ses disciplines, ainsi que les RTS (règle techniques de sécurité).
Motorserie
Le mot « Motorserie » désigne principalement les cartes interactives et le suivi d’actualités liés aux rallyes automobiles. Voir "Carte des circuits".
Parcours ou étape de liaison
Une étape de liaison est faite pour relier deux zones d’épreuves chronométrées, en passant par des routes ouvertes à la circulation publique et donc soumise à la réglementation du code de la route :
- sur les parcours ou étapes de de liaison, les véhicules doivent êtres équipés pour la circulation, avec des phares, feux, plaques d’immatriculation ;
- même si elles ne comptent pas lors des compétitions, il est arrivé que ces étapes soient la cause de l’élimination d’un équipage, à cause d’une panne, ou de l’immobilisation par la police locale ou la gendarmerie d’un véhicule trop endommagé ;
- Il est très important de suivre le Road book pour ne pas emprunter une route hors liaison, car l’équipage n’est plus assuré par le rallye, et peut être mis hors course.
Pneus
Les pilotes de rallyes sont de gros consommateurs de pneumatiques. Les règles de changement de pneus varient d’un rallye à l’autre.
- Pour le championnat de France des rallyes terre (rallyes Castine, découverte), il est autorisé 12 pneus par rallye (source : https://backoffice.ffsa.org/documents/69c56ec7aa88c_06-Championnat%20de%20France%20des%20Rallyes%20Terre%202026%20(MAJ%20du%2026.02.2026).pdf)
- Pour le championnat de France des rallyes route, il est autorisé jusqu’à 16 pneus par rallye (source : https://backoffice.ffsa.org/documents/69c56ec796daa_03.1-Championnat%20de%20France%20des%20Rallyes%202026.pdf)
Rallye
Voici la définition de « rallye » d’après les RTS de la FFSA
Un Rallye est constitué soit d’un parcours unique, lequel doit être suivi par toutes les voitures, soit de plusieurs parcours aboutissant à un même point de rassemblement fixé d’avance et suivi ou non d’un parcours commun.
Le ou les parcours peuvent comprendre une ou plusieurs épreuves spéciales, c’est‐à‐dire des épreuves organisées sur une voie non ouverte ou temporairement fermée à la circulation publique et dont l’ensemble est, en règle générale, déterminant pour l’établissement du classement général du Rallye.
Le classement se fait généralement sur la base d’un chronométrage de chaque voiture, mais peut être déterminé également sur la base d’un temps ou un horaire imposé.
Le ou les parcours qui ne servent pas pour des épreuves spéciales sont appelés « parcours de liaison » et sont organisés, généralement, sur une voie ouverte à la circulation publique.
Le départ individuel de chaque véhicule doit être espacé d’au moins 1 minute.
Rallyes sur route fermée
Rallye de terre
Rallyes "moderne"
Rallye VHC
Reconnaissances
Règlementation des rallyes
Les rallyes doivent respecter un certains nombres de règles qui s’entrecroisent :
- les « règles techniques de sécurité » (RTS), qui imposent les normes obligatoires pour protéger les équipages et le public (équipements, arceaux, extincteurs, homologations)
- les règlements, parmi lesquels
- le « règlement standard des rallye » qui dit, de façon générale, comment faire un rallye en toute sécurité ;
- les « règlements particuliers » : document spécifique rédigé par l’organisateur pour son épreuve. Il complète le règlement standard en précisant les détails logistiques et techniques propres à cette course
Important : selon la hiérarchie des normes
- les RTS prévalent sur les règlement standard et les règlements particuliers. Ces derniers peuvent être plus restrictifs que les RTS, mais jamais moins ;
- le règlement particulier prévaut sur le règlement standard, à condition qu’il soit plus restrictif ou qu’il apporte des précisions spécifiques à l’épreuve. Un organisateur peut durcir une règle du règlement standard dans son règlement particulier, mais il ne peut jamais l’assouplir ou la contredire si cela va à l’encontre des RTS (Règles Techniques et de Sécurité).
Règlement particulier
C’est le document spécifique rédigé par l’organisateur pour son épreuve. Il complète le règlement standard en précisant les détails logistiques et techniques propres à cette course.
Important : il peut être plus restrictif que le règlement standard, mais jamais moins, et doit impérativement respecter les RTS.
Le règlement particulier doit obligatoirement détailler les points suivants que l’on ne trouve pas dans le standard :
- Organisation : Noms des officiels (directeur de course, commissaires sportifs), coordonnées de l’ASA organisatrice et du PC course.
- Parcours : Longueur totale du rallye, nombre d’épreuves spéciales (ES), description du tracé et nature du revêtement.
- Horaires : Programme précis des vérifications administratives et techniques, heures de départ et d’arrivée.
- Logistique : Emplacement des parcs d’assistance, des parcs fermés et des zones de ravitaillement.
- Récompenses : Détail des coupes et dotations prévues par l’organisateur.
A noter : en cas de contradiction sur un point spécifique à l’épreuve, les dispositions du règlement particulier prévalent généralement sur le règlement standard pour cette compétition précise.
Règlement standard des rallyes
C’est le texte de référence établi par la Fédération (FFSA en France ou FIA au niveau international). Il fixe les règles communes à tous les rallyes d’une même catégorie (moderne, VHC, régularité) pour une année civile. Il couvre les bases immuables : définitions des équipages, catégories de voitures autorisées, normes de sécurité (arceaux, combinaisons) et procédures de contrôle générales.
Le site officiel de la FFSA (Fédération française de sport automobile) met régulièrement à jour un Règlement standard des rallyes, destiné à fixer ses règles générales d’organisation.
Règles techniques de sécurité (RTS)
Les RTS (Règles Techniques et de Sécurité) sont des normes obligatoires édictées par la Fédération Française du Sport Automobile, qui définissent les exigences techniques pour les véhicules (arceaux, extincteurs, sièges) et les équipements de sécurité des pilotes (casques, combinaisons ignifugées, systèmes HANS/FHR) pour garantir la conformité et la sécurité.
IMPORTANT : Les Règles Techniques et de Sécurité (RTS) prévalent toujours sur les autres règlements de la FFSA ou des ASA locales. En tant que normes supérieures, elles garantissent la conformité et la sécurité, le règlement particulier ne pouvant que compléter ou préciser le cadre standard sans déroger aux exigences techniques obligatoires.
Sécurité
Voici une vidéo qui illustre bien la question de la sécurité du public. Elle a d’ailleurs été reprise par la FIA pour illustrer une campagne sur ce thème.
Signalétique des rallyes
La signalétique des rallyes est décrite dans le manuel des commissaires, édité chaque année par la FFSA :https://backoffice.ffsa.org/documents/69c1230708a99_86-Rallye.pdf
Voiture ouvreuse
En rallye, on distingue deux types de « voitures ouvreuses » qui interviennent avant le départ des concurrents pour assurer la sécurité et affiner les performances des pilotes.
- Les voitures de sécurité officielles (000, 00, 0)
Ces véhicules appartiennent à l’organisation de la course. Ils circulent entre 15 et 30 minutes avant le premier concurrent pour s’assurer que la route est prête.- 000 (Triple Zéro) : Elle passe environ 30 minutes avant la course pour vérifier le placement des spectateurs et signaler que la spéciale va bientôt commencer.
- 00 (Double Zéro) : Elle suit quelques minutes après pour confirmer que les zones dangereuses sont dégagées.
- 0 (Zéro) : C’est la dernière voiture de sécurité. Elle roule souvent à une allure proche de celle de la course pour tester une dernière fois le parcours avant le départ du premier pilote.
- Les équipages ouvreurs (Rôle stratégique)
Dans les grands rallyes (comme le WRC sur asphalte), chaque pilote de pointe a son propre équipage d’ouvreurs (souvent d’anciens pilotes expérimentés). Ils parcourent les spéciales 2 à 3 heures avant les concurrents et vérifient l’état de la route (présence de verglas, boue dans les cordes, humidité) qui a pu changer depuis les reconnaissances officielles.
Lutter contre les rallyes, de A à Z
Accidents
Alerte sentinelle de l’environnement
Alternatives aux rallyes motorisés
Des alternatives aux rallyes motorisés existent, comme le championnat de voiture à pédale, organisé par la fédération française de voiture à pédalier (http://www.fevp.fr/), où la vitesse n’est pas le seul critère. En effet, trois classements sont établis à la fin des courses : un classement pour le Look, un classement pour la Vitesse et un classement Combiné.
Anti-rallye (lutte)
De plus en plus de voix s’élèvent contre les différentes nuisances des rallyes automobiles, dont voici les principales :
- pollution environnementale ;
- atteintes à la santé et à la tranquillité publique ;
- entrave disproportionnée à la libre circulation ;
- concertation insuffisante avec les riverains et les associations environnementales ;
- infractions au code de la route pendant les reconnaissances ;
- risques d’accidents mortels (6 morts parmi les spectateurs en France en 2025, dont trois enfants) ;
- climat de violences et d’insultes.
Malheureusement, à cause notamment des menaces de violence et du manque d’écoute des pouvoirs publics, les collectifs anti-rallye sont peu nombreux et très isolés les uns des autres). Pour y remédier, un projet d’association nationale est en cours d’élaboration.
Bilan carbone
Bruit
Cartes (circuit)
Coût des rallyes : un sport de riche
Créé par des riches, le rallye reste aujourd’hui un sport de riche.
Un très bon article du Journal de Saône-et-Loire, intitulé « Une saison de rallye, c’est 30 000 € à trouver » résumait le sujet aini : Pour les pilotes de rallye amateurs, courir une saison nécessite un investissement financier et temporel important, et surtout beaucoup de système D. Et cet article date de 2013... En 2026, avec toutes les augmentations, ce chiffre devrait être majoré : augmentations des assurances, du carburant etc...
Le budget annuel d’un pilote de rallye amateur au niveau régional dépasse souvent les 30 000 € pour une saison complète, selon la voiture utilisée et le niveau de préparation.
Voici une ventilation indicative des coûts pour une saison régionale :
- Location de voiture (clé en main) : C’est souvent l’option la plus réaliste pour débuter. Environ 4 000 € par rallye pour une petite auto.
- Frais d’engagement : Environ 400 € à 600 € par épreuve.
- Pneus et Essence : Poste de dépense majeur. Il faut prévoir un budget important pour les pneus neufs, surtout en cas de météo changeante.
- Frais annexes : Hébergement, repas, transport, licence FFSA, assurance.
Facteurs influençant le budget :
- Achat vs Location : Acheter sa propre voiture (5 000 € à 15 000 €+ pour une auto compétitive) permet de réduire les coûts à long terme, mais augmente le risque financier en cas de casse.
- Niveau de la voiture : Une Clio Rally5 ou une N2 coûtera moins cher en entretien et en pneus qu’une R3 ou une R4.
- Sponsors : La recherche de partenaires est indispensable pour la majorité des amateurs afin de couvrir une partie des frais.
Droit à l’image
Étude d’impact environnementale
Comme l’a très bien exprimé Madame Mme Jennifer De Temmerman dans sa question écrite n° 17492 au ministre de la transition écologique et solidaire en 2019, les courses spéciales de rallyes sont des événements susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement. Voici ce qu’elle dit :
Il s’agit de reconnaître que ces courses sont polluantes et énergivores, qu’elles dégradent l’environnement et perturbent les écosystèmes. Il est délicat de mener des réflexions à l’échelle nationale sur la transition écologique, mettre en place des mesures incitatives pour réduire l’empreinte carbone de chacun et sensibiliser les citoyens à l’impérieuse nécessité d’agir et de réagir, tout en laissant ces mêmes citoyens faire le constat que d’aucuns peuvent polluer et détruire pour le plaisir du sport sans aucune restriction. De plus en plus de voix s’élèvent contre ces pratiques de courses rurales, de par les raisons déjà évoquées plus haut, mais également pour leurs impacts financiers. Alors qu’un « Grand débat » est mené notamment autour des dépenses publiques, il convient de s’interroger sur les dépenses consacrées pour réparer les désordres occasionnés sur les infrastructures dont les collectivités ont la charge. Pour cette raison, elle l’alerte à propos de l’intérêt de mener une réflexion pour faire évoluer ces pratiques dans le contexte d’urgence climatique actuel.
Dans sa réponse, Monsieur le ministre évoque un projet de renforcement des seuils de déclenchement d’étude d’incidence environnementale. Il évoque un nouvel arrêté rappelant que le préfet peut toujours prescrire des mesures complémentaires dans l’intérêt de la protection de l’environnement, en application de l’article R. 331-26 du code du sport.
En zone Natura 2000, les seuils obligatoires de déclenchements d’une étude d’incidence d’une manifestation sont de deux types :
- si le nombre de personnes (spectateurs et/ou participants) est supérieur à 1500 (article art. R. 331-4 du code su sport) ;
- et/ou si elle conduit à la délivrance d’un titre national et si le budget de la manifestation est supérieur à 100 000 Euros (Conditions posées par le décret n° 2010-365 du 09/04/2010).
Selon l’article R.414-19 du code de l’environnement, une étude d’incidence est en effet obligatoire pour les compétitions motorisées organisées en zone Natura 2000 sur la voie publique, dès lors que leur budget dépasse 100 000 euros. Les mesures préventives et correctives sont à la charge de l’organisateur et sont prescrites par le préfet territorialement compétent.
Dans la pratique, ces études d’incidence sont rarement demandées par les préfets, même lorsque des associations nationales reconnues les alertent d’un risque d’impact sur une espèce protégée, comme l’a fait la SFEPM (Société d’étude et de protection des mammifères) au préfet de l’Yonne en 2025, risque qui s’est malheureusement concrétisé l’année suivante, en 2026, avec une perte de fluides moteurs dans le périmètre immédiat d’un Havre de paix pour la loutre d’Europe.
Quelques articles de presse à ce sujet :
- Rallye des Cimes au Pays basque : le passage par Iraty menacé de disparition en 2023, Sud-Ouest, Publié par Pierre Mailharin, le 23/02/2023 à 20h38.